Publié par : oliviertredan | J février 2009

Facebook ou l’enjeu des UGC

La polémique s’amplifie. Une nouvelle fois, Facebook fait parler de lui eu égard aux menaces que le service fait planer sur les utilisateurs. Dernière en date, il s’attribuerait l’ensemble des productions mises en ligne par les utilisateurs.

Selon Rue89, une simple phrase a été modifiée dans les conditions d’utilisation : »Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable mondialement d’utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n’importe quel contenu déposé sur le site. »

Cette polémique n’est pas la première du genre. Le lancement de Google Chrome, le navigateur de Google, avait fait grincé des dents au même motif. « En fournissant, publiant ou affichant le contenu, vous accordez à Google une licence permanente, irrévocable, mondiale, gratuite et non exclusive permettant de reproduire, adapter, modifier, traduire, publier, présenter en public et distribuer tout Contenu que vous avez fourni, publié ou affiché sur les Services ou par le biais de ces derniers. » (Zdnet)

L’enjeu pour Facebook est toujours le même : trouver un modèle économique viable. Et à plusieurs reprises, le site de social networking doit faire machine arrière devant la pression des utilisateurs. Fin 2007, Facebook avait mis en place un système nommé Beacon, destiné à publier dans le flux d’activité d’une personne sur le réseau social ses achats sur des sites partenaires. Ici, l’enjeu est d’exploiter une mine d’or fourni par les utilisateurs : les contenus générés par les utilisateurs. On pense bien sûr aux photos, aux messages personnels, qui ne présentent qu’un intérêt limité à un niveau méta. Mais l’enjeu pour Facebook est de pouvoir garder trâce de l’activité des utilisateurs dans la perspective de pouvoir faire du réseau un infomédiaire ou média social. A ce sujet, une intitative, Ykone.

Publicités
Publié par : oliviertredan | J janvier 2009

L’origine du mot Spam

Question au combien existentielle… La réponse : la faute aux Monty Python..

En 1937, la société américaine Hormel Foods lance sur le marché un produit de jambon épicé en conserve qui porte le nom de «Spiced Ham». Le succès commercial est immédiat, mais Hormel cherche alors à attribuer un nom distinctif au produit. Elle organise un concours à l’échelle nationale, et choisit la proposition «SPAM», contraction de «spiced» et «ham». Pour cette brillante trouvaille, l’auteur et gagnant du concours reçoit 100 $.

Au fil des ans, SPAM devient une marque très connue et, malgré de nombreuses imitations, maintient une part dominante sur le marché des viandes préparées en conserve. Le 5 octobre 1969, un groupe de cinq comédiens britanniques entame une série d’émissions de télévision satiriques sur les ondes de la BBC, le «Monty Python Flying Circus». Jusqu’en décembre 1974, ils produiront une série d’émissions composées de sketches humoristiques, et le Flying Circus deviendra rapidement une série culte. Dans un des sketches de la série télévisée, intitulé «SPAM» et diffusé le 15 décembre 1970, un couple entre dans un café où est assis un groupe de vikings coiffés de leurs casques cornus (c’était le genre de l’émission…). Le couple demande à la serveuse ce qu’il y a au menu : des oeufs, du jambon, de la saucisse, du spam… et les Vikings se mettent alors à scander en crescendo spam, spam, spam, spam, spam, spam, spam, spam, spam… bref, ils gênent de manière irrémédiable la tenue de toute autre conversation. »

Publié par : oliviertredan | J décembre 2008

Partenariat Deezer et Overblog

C’est quoi le Web 2.0? Cette question reste pour beaucoup sans réponse. Pourtant, la notion recouvre plusieurs phénomènes : une industrie fondée sur les contenus générés par les utilisateurs, la multiplication des applications ouvertes et interopérables. Celles-ci contribueraient à faire bouger les lignes dans le processus d’innovation. Il ne serait plus fermé, cantonné aux laboratoires de quelques innovateurs, mais continuel, ouvert, faisant intervenir de nombreux acteurs.

Les mashups sont ainsi un des symboles du Web 2.0, émergence de nouvelles applications par la fusion de deux anciennes. Un des exemples est celui de HousingMaps, fusion de Google Maps et du service de petites annonces, Craigslist. Ces mashups sont souvent présentés sous les traits d’un bricolage, s’inscrivant de la sorte dans l’histoire continue du Libre. C’est d’ailleurs la thèse de O’Reilly pour justifier l’emploi du terme de Web 2.0 : la concurrence entre deux plates-formes logicielles. La première est proposée par le modèle de Microsoft, fondé sur la vente de licences logicielles ; donc un modèle propriétaire. La seconde est la plate-forme du 2.0, architecture logicielle ouverte, dont le « business model » ne repose plus directement sur le logiciel, mais sur les services proposées aux internautes.

Ce modèle semble effectivement se généraliser en multipliant les services autour des espaces de médiation offerts par les blogs. On comprend bien évidemment l’intérêt de la Webradio communautaire Deezer pour la plate-forme de blogs Overblog et inversement. Il suffit aux blogueurs de cliquer sur l’onglet « ajouter de la musique », puis d’effectuer une recherche directement sur Deezer ou de publier leur propre playlist grâce à leur compte Deezer. Dans la perspective des contenus générés par les utilisateurs, ils deviennent un vecteur privilégié pour la promotion de productions culturelles. Il ne s’agit pas pour autant de voir une quelconque révolution dans les industries culturelles. A commencer par le fait que le premier actionnaire d’Overblog est la chaîne de télévision généraliste TF1. Il s’agit d’une médiation supplémentaire qui permet aux individus d’engager leur propre goût, dans des logiques d’affiliation ou de différenciation.

Publié par : oliviertredan | J octobre 2008

L’imaginaire d’Internet

Il y a la version sérieuse vu par Patrice Flichy, qui retrace les grandes utopies qui ont accompagné le développement de l’Internet, d’Arpanet à Internet, en passant par les communautés virtuelles. L’auteur, dans la perspective d’une sociologie de l’innovation, montre l’importance des imaginaires techniques comme ayant deux fonctions : « construire l’identité d’un groupe social ou d’une société et fournir des ressources qui peuvent être réinvesites directement dans la préparation et la mise en place de projets. » (p. 254)

… et la version de l’imaginaire d’Internet vu par les Deschiens

Publié par : oliviertredan | J septembre 2008

La Cyberguerre entre fans de Morsay et Noëlistes

La plate-forme de partage de vidéos Daylimotion est un terrain d’une cyberguerre entre deux groupes : fans du rappeur Morsay et Noëlistes. C’est le JDD qui nous l’apprend :

« Depuis 2008, le site d’hébergement vidéo : Dailymotion, est le lieu d’une « cyberguerre » entre les jeunes de Clignancourt et les membres d’un nouveau mouvement : le Noelisme. (…)

Tout a commencé en 2008, le rappeur Morsay domicilié à Clignancourt jouissant d’une réputation régionale mais également nationale écrit une nouvelle chanson intitulé « On s’en bat les couilles ». Le clip est diffusé sur plusieurs sites d’hébergement vidéos dont Dailymotion. Sur ce dernier des jeunes Noélistes provoquent Morsay lui laissant des commentaires où on peut y lire des propos haineux et discriminatoires. A ce moment là seuls quelques personnes sont au courant mais une « cyberguerre » vient d’éclater et va se produire sur le premier site français d’hébergement vidéo : Dailymotion. (…)

Ce groupe qui compte en tout plus d’une centaine de membres actifs (300) critiquent tout est n’importe quoi : les mouvements de mode, les classes sociales, les habitudes vestimentaires… Alors que veulent ces rebelles ? Simplement se faire connaitre et pour cela quoi de mieux qu’une petite « cyberguerre » entre eux et le clan de Morsay. A ce jeu les Noëlistes se trouvent rapidement être les plus forts et décide de hacker le site internet de Morsay (n’oublions pas qu’ils détiennent dans leurs rangs des pirates du net). Morsay impuissant face à cette acte, assiste au piratage de son skyblog. »

Donc d’un côté, le “groupe Morsay” (rappeurs du groupe Truand 2 la Galere et jeunes de cité trainant aux Puces de Clignancourt) ; de l’autre, le “groupe Noélistes” (jeunes geeks trainant sur jeuxvideo.com). Ce qui est remarquable dans cette Affaire est la maîtrise inégale des dispositifs : les clips ou messages de Morsay font systématiquement l’objet d’un détournement (cette vidéo modifiée ).Bref, les noëlistes seraient des jeunes issus de milieux sociaux plutôt favorisés, avec une perception d’une « bonne » pratique du blog. »Engagés dans leur mouvement, certains noëlistes prennent à coeur la lutte contre les kikoolols. Durant l’été 2007, une nouvelle mode s’instaure : le hack des blogs des Kikoolols. » peut-on lire sur le site des Noëlistes.

Donc, ce nouveau terrain de jeu, le web, et la maîtrise symbolique de cet espace en ridiculisant Morsay ne peut être compris qu’en regardant la recherche d’une reconnaissance dans un espace donné : Dr Leon (anagramme de noel) est ainsi le nouvel « héros » des noëlistes après avoir diffusé une vidéo à visage découvert. Le nombre de topics sur le forum 15-18 ans de jeuxvideo.com l’atteste :
« Ceci n’est pas un fake , Doctor Leon est MORT
En tout cas virtuellement , entendez par là que personne ne l’a revu sur le web depuis 3 moi « 

Publié par : oliviertredan | J juillet 2008

Le blogueur est un être réflexif

Le dispositif technique permet le renouvellement permanent des contrats de communication entre différents énonciateurs. C’est une banalité : on utilise un blog pour causer avec d’autres, soit que l’on connaît déjà, soit en espérant qu’un lien lancé sur la Toile à partir de son blog sera repéré et que la personne visée accourera voir comment on parle de lui. D’où l’intérêt de Technorati, intermédiaire entre énonciateurs.

Encore faut-il avoir conscience de son existence, et supposer qu’elle est partagée par l’individu à qui on souhaite s’adresser. C’est un peu ce qui est arrivé lorsqu’Olivier Ertzscheid est venu poster un commentaire. Ce n’était pas mon intention première, mais c’est un bon exemple. Cette pratique est sans doute couramment utilisée par différents blogueurs, ce qui illustre le haut degré de réflexivité dans l’appréhension des outils qui permettent de gérer son trafic : poster un trackback ou un commentaire sur un blog reconnu, c’est attendre à ce qu’on ait des visiteurs en retour.

Soit, mais tout ceci a un goût bien trop rationnel. Cela suppose que nous connaissions tous les leviers qui permettent de gérer sa présence en ligne. Ce n’est sans doute pas aussi simple. Là, où ça coince, c’est que les visiteurs affluent sur son espace de publication et qu’on ne peut a priori en déterminer l’origine. Soit on laisse courir. Soit on se creuse un minimum les méninges et on tatonne, on cherche d’où les gens viennent. C’est ce que je remarque sur un billet : un trafic plus important sur celui-ci, sans raison apparente.

Les lecteurs viennent-ils de Google? Non, pas spécialement. Suis-je lié quelque part? Non, Technorati ne donne rien. Bref, je n’ai pas de réponse, je ne désespère pas de trouver. Ceci-dit, cela me permet de découvrir et de tester de nouveaux outils, tel que Icerocket, autre moteur de recherche.

Bref, faire du blogging, c’est tatonner, bricoler, jouer avec une indétermination, dans la mesure où l’on cherche en permanence à maîtriser notre rapport aux autres, et par là même aux outils qui permettent aux autres d’être présents.

Publié par : oliviertredan | J juillet 2008

The show must go on…

La dite « blogosphère » compte un nouveau retraité dans ses rangs. Versac a annoncé la suspension de son blog. La raison? La difficulté d’assumer un statut de « blogueur influent », statut dénoncé par ce dernier. Il a d’ailleurs demandé quelques jours auparavant le retrait de son blog du classement wikio. Ces outils d’audience n’ont plus trop la côte. Toutefois, si « la bulle médiatique autour des blogs a engendré une sorte de monstre, qui est une invention stupide, le blogueurinfluent« , on remarquera que la République des Blogs est soutenue par les Influenceurs. Ce ne sont donc pas les médias qui a engendré ce qualificatif. Passons.

On notera plutôt le caractère particulièrement dynamique des mondes du blog. La disparition de Versac de ce monde – du moins dans sa version actuelle – n’entraîne pas la disparition de ce monde bien au contraire. C’est d’ailleurs ce qui est souligné ces temps-ci : la dénégation d’une position dans l’espace médiatique au profit d’une mise en valeur des pratiques « ordinaires » (il y a des centaines, des milliers de « petits » blogs qui font la richesse de cet univers, pour Gilles Klein).

Moins de savoir qu’est ce que cet arrêt va changer (certainement pas grand chose), c’est la question des causes de ces arrêts. Derrière les arrêts successifs des méta-blogueurs (je classe Versac dans cette catégorie pour aller vite), des blogs qui parlent, qui citent des blogs, qui tentent l’actualité des blogs.

En septembre 2004, c’est Jean-Luc Raymond, créateur de MediaTIC, qui passait la main pour en faire un blog collectif. La raison? La trop grande concurrence, les conflits entre blogueurs reconnus certainement.
En mai 2006, c’est une autre figure du blogging qui arrêtait Pointblog. La raison? L’échec du rachat du magazine par une boîte de communication. Pour plus de détails
En juillet 2008, le tour de Versac. La raison? L’insertion difficile des blogueurs dans un paysage médiatique instituée.

Bref, chaque épisode nous renseigne sur l’état d’un monde du blog particulier (cette « blogosphère ») et illustre la perte d’autonomie progressive des blogueurs à mesure qu’ils s’intègrent dans d’autres sphères reconnues. Sans doute, l’analogie avec le monde des radios libres et le passage progressif à celui des radios dites commerciales peut-elle en partie fonctionner. Des blogueurs sont en passe de réussir ou ont réussi à se professionnaliser. Ainsi pense-t-on à Fluctuat.net qui est entré dans le groupe Lagardère, via l’acquisition de Doctissimo. Sans doute, se focaliser sur des individualités placées sous les coups de projecteur des médias n’est pas la bonne piste. Mais ces moments de crispation, d’arrêt ont en commun d’être un refus de nouvelles règles imposées : « Je ne me suis jamais senti à l’aise parmi tout ce business, parfois cet égocentrisme ou parfois encore ces intérêts personnels qui marquent de plus en plus le monde des blogs en France » – MediaTIC ; « La bulle médiatique autour des blogs a engendré une sorte de monstre, qui est une invention stupide, le blogueurinfluent. L’attention des media, qui a eu besoin de symboles, s’est cristallisée autour de ce blog, comme un symbole du blog politique » – Versac. On voit donc dans ces deux propos un certaine vision du blogging devenue caduque du fait de l’entrée de nouveaux acteurs qui imposent de nouvelles règles : la première allusion fait sans doute référence à Loïc Le Meur, la financiarisation de l’univers, la deuxième à un rôle nouveau difficilement assumable, face à des journalistes défendant leur précarré. La virulence des propos d’Apathie (« La Toile, qui n’est pas que cela, est aussi une vertigineuse mise en abîme d’égos qui ne demandent qu’à s’étaler. Dans le registre, Versac mérite incontestablement le titre de grand prêtre à casquette quatre étoiles ») n’est sans doute pas sans lien avec la décision précipitée de Versac.

Publié par : oliviertredan | J juillet 2008

Comment Skyblog s’impose dans les industries de la musique

Quelle place occupe aujourd’hui Skyblog dans l’univers des industries musicales. La question est légitime, dans la mesure où la plate-forme s’est imposée dans les pratiques culturelles adolescentes, apparaissant comme un vecteur dans la consommation des biens culturels. Partant de là, on peut s’interroger sur les stratégies des industries culturelles autant que sur les tactiques des jeunes fans pour faire exister leur passion et eux-même à travers elle.

Ce qui me marque ainsi, c’est les dernières entrées dans Google News consacré à Skyblog. Aujourd’hui, deux entrées. L’une est consacrée à une jeune artiste marseillaise, Kenza Farah, dont il est dit que « ses chansons tournaient déjà en boucle dans les fêtes de quartiers et les MJC de Marseille, quand une de ses premières fans lui consacre un Skyblog. C’est ainsi que Kenza Farah se fait connaître au-delà de sa ville. » Elle dispose aujourd’hui bien évidemment de soon skyblog et de son myspace. L’autre est consacrée à « la chanteuse Shy’m (qui) vient de confirmer sur son Skyblog officiel qu’elle vient de terminer l’enregistrement de son tout nouveau single. »

Difficile de généraliser à partir de deux exemples, mais ceux-ci suscitent une double interrogation :
– la place de Skyblog dans le travail des fans ;
– la place de Skyblog dans l’industrie musicale, et les stratégies de promotion des artistes.

Au final, c’est la place de Skyblog comme interface entre l’artiste et son public, nouvelle médiation qui serait aujourd’hui difficilement contournable. Certes, on sent l’importance a posteriori de Skyblog pour expliquer un succès : « une de ses premières fans lui consacre un Skyblog. C’est ainsi que Kenza Farah se fait connaître au-delà de sa ville. » Sans doute est-ce schématique. Mais ce point de vue a pour mérite de poser Skyblog comme un des lieux incontournables de diffusion de la culture, légitimant par là-même le rôle de la plate-forme.

Après la découverte tardive de la typologie proposé par Embruns en 2004, remise au gout du jour par internetetopinion, c’est au tour d’Olivier Ertzscheid de proposer la sienne, tirée de son ouvrage sur le blogging, qui au passage ne prend pas en compte les blogs collectifs d’adolescents, pourtant nombreux.

Celle fait suite à deux autres proposées : celle de Mathieu Paldacci, dans un article paru en 2003, Les quatre mondes du journal intime en ligne (PDF), puis celle de Dominique Cardon et Hélène Delaunay-Téterel (2005). Certes les entrées choisies ne sont pas les mêmes, mais renvoie in fine à une cartographie sensiblement identique dans la manière d’appréhender le phénomène, autour de la double interrogation sur l’énonciateur, sa manière de se présenter, de se mettre en scène et la finalité de la publication et le récepteur envisagé.

Edit : Suite au commentaire d’Emmanuel Bruant, je vais tenter de justifier ce qui me dérange avec la pratique des typologies. C’est d’ailleurs le problème posé par toute typologie, sous-entendu par toute démarche hypotético-déductive : elle pose un regard ancien sur un objet nouveau. Elle ne permet pas de saisir la richesse de ce qui se passe dans la construction d’univers singuliers en ligne. Elle tend à plaquer des catégories préconstituées, validées dans d’autres espaces sociaux autour d’oppositions telles que public/privé, intime/extime, professionnel/amateur, individuel/collectif. Les typologies ont pour vertu la description, mais aussi en est la principale limite. Elle aplatit un monde en construction, ne prenant pas en compte son caractère dynamique.
Une autre posture méthodologique possible, une autre voie, est celle de l’induction. Démarche défendue par Florence Le Cam : »the inductive perspective is more than an approach to discover the field, it is also an original and rigorous way to explain the process of production of science. »

Partant de là, si typologie il peut y avoir, elle doit être le fruit d’un travail de terrain et non le prétexte à validation d’une grille de lecture (trop?) généralisante.

Via Affordance, le blog d’Olivier Ertzscheid (auteur d’un récent petit ouvrage de 64 pages sur les blogs), j’ai découvert que l’université de Rennes 1 proposait la création de blogs via Dotclear.

L’idée est judicieuse, l’usage à constuire. Pourquoi pas un espace pro? Donc, mon blog sous Dotclear.

« Newer Posts - Older Posts »

Catégories